Lancement de l’observatoire de la mégaprison de Bruxelles-Haren

Ce 9 janvier 2017, le Comité de Haren, l’asbl Respire, des riverains et des militants lancent aujourd’hui « l’observatoire de la mégaprison de Bruxelles-Haren ».


Le gouvernement régional a délivré le permis pour la mégaprison de Bruxelles-Haren le 24 décembre 2016. Une énième fois, les décideurs auront donc choisi le moyen le moins acceptable pour imposer ce projet toxique. Après avoir balayé d’un revers de la main les centaines de réclamations de citoyens et d’associations, réduisant à néant le principe même de « participation citoyenne » qu’ont été supposé incarner les « commissions de concertation », ceux qui sont censés agir pour le bien de la Région ont décidé faire passer en pleines vacances ce projet qu’eux-mêmes jugent démesuré. Dans ce dossier comme dans de trop nombreux autres, le dégoût citoyen pour les politiciens ne peut plus surprendre que ceux qui veulent encore l’être, Père Noël mis à part.

La mégaprison de Bruxelles : un révélateur politique puissant

PS et CDH ont donc décidé de détruire 20 hectares de biodiversité exceptionnelle à Bruxelles, d’asphyxier le Nord-Est de la capitale dans des embouteillages insolubles, d’y mettre en péril le fonctionnement de la justice, de garantir des conditiosn de détention dégradées aux dizaines de milliers de détenus qui séjourneront dans cette mégaprison à l’endroit le plus bruyant du pays, de plomber le budget de la Justice de 3 milliards d’euros en 25 ans. Autant de préjudices publics pour les plus grands profits d’entreprises transnationales, dont Macquarie Group qui s’est illustré dans des pratiques d’évasion fiscale et de dumping contre lesquels PS et CDH ont pourtant prétendu s’élever en faisant mine de s’opposer au CETA. Le MR quant à lui, est le seul parti francophone à porter ce projet au gouvernement fédéral. Il obéit servilement aux injonctions de la N-VA qui trouve avec cette mégaprison le moyen de plomber durablement la Région Bruxelloise.

Des recours seront introduits contre les permis. La mobilisation se poursuit. De nombreux citoyens partagent le souci du bien commun et agissent pour une société plus solidaire, plus humaine et plus libre. A Haren notamment.

L’observatoire de la mégaprison : ne pas oublier les responsabilités pour enfin changer de cap

Des citoyens lancent l’Observatoire de la mégaprison de Haren, un site internet sur lequel le dossier sera archivé. L’Observatoire de la mégaprison permettra de retrouver les acteurs, les origines du dossier et le processus de décision, qui constitue un exemple-type de forfaiture démocratique. Le Père-Noël lui-même n’avait sans doute pas imaginé plus beau specimen.

Les animateurs de l’observatoire du chantier de la mégaprison initient cette nouvelle dynamique citoyenne, conscients que savoir se souvenir des erreurs du passé est une condition pour éviter de les reproduire. Avec le ferme espoir de contribuer à montrer qu’il est nécessaire et possible de mettre un terme à la politique d’enfermement de masse, de marchandisation de la justice et de destruction de la nature.

L’observatoire de la mégaprison : un contrôle citoyen rapproché

Dans le cas où la mégaprison viendrait effectivement à être construite, l’observatoire serait dans un deuxième temps le lieu de surveillance citoyenne du chantier de la mégaprison et de son fonctionnement ultérieur. S’il venait à naître, le mastodonte toxique serait mis sous contrôle citoyen rapproché.

Dans ce cas, l’observatoire permettrait notamment,
+ Pendant la phase de construction de la mégaprison :

  • de suivre pas à pas l’évolution du chantier,
  • de documenter les problèmes que provoquerait immanquablement ce chantier gigantesque et donner les moyens factuels de lancer de nouvelles actions en justice,
  • de s’assurer que les promesses tenues par les partis politiques, et notamment le PS et le CDH qui auront délivré les autorisations urbanistiques et environnementales, ne s’avéreraient pas être des mensonges aux conséquences désastreuses et, le cas échéant, les faire connaître au public ;

+ De manière générale :

  • de suivre pas à pas l’évolution des conditions de détention et de travail dans la mégaprison, aussi bien à l’intérieur même de la prison que dans les liens avec l’extérieur (notamment en ce qui concerne les droits de visites, les activités pour les détenus, les programmes d’accompagnement et de réinsertion, l’accès de la prison aux métiers de la Justice et le transfèrement des détenus au palais de justice),
  • de documenter les problèmes que poserait immanquablement cette infrastructure géante, mal située et trop coûteuse,
  • de s’assurer que les promesses tenues par les partis politiques ne s’avéreraient pas être des mensonges aux conséquences désastreuses et, le cas échéant, les faire connaitre au grand public ;

+ De manière générale :

  • de suivre l’ensemble du dossier et son évolution, réaliser un travail documentaire et d’archivage, pour rendre publiques, visibles, et compréhensibles les conséquences des choix qu’auront fait les partis politiques et leurs élus responsables de ce projet, contre l’avis et la mobilisation de la société civile.

L’observatoire est animé par une dizaine de citoyens qui suivent ce dossier depuis plus de 5 ans. Ils collecteront des informations et traiteront celle qui leur sera envoyée pour la rendre accessible au grand public via le blog : www.HarenObservatory.net

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Communiqué de presse du 9 janvier 2017 pour le lancement de l’observatoire de la mégaprison de Bruxelles-Haren (pdf)

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